dimanche 11 novembre 2007


Les paroles les plus profondes
ne se prononcent pas

samedi 10 novembre 2007

De mémoire...

Elle commence
par perdre le sourire
ombre rase
qui longe les murs
puis
se vide
de mots
inutiles
et trop bavards
sa bouche
muette
s'étire
devient
ligne de hasard
tendue
comme un fil de soie
elle se dit
qu'elle pourrait fondre
devenir flaque
peau plus diaphane encore
disparaître
dans le ventre
de l'univers

vendredi 9 novembre 2007

Fragment de pierre
sur la ligne de coeur
tombé
petite résonnance
de l'intérieur

samedi 3 novembre 2007

Ce qui est suffisant
est
ce qui est essentiel
ce qui est essentiel
est
ce qui est suffisant

vendredi 2 novembre 2007

De mémoire...

Ô mon bel enfant
n'aies pas peur du vide
car c'est le vide qui t'a enfanté
écoute l'appel du vent
le murmure du silence
goûte les plis de l'air
emplis-toi des odeur fortes
de la terre
respire la beauté secrète
inscrite en toute chose
puise ta force dans l'obstacle
ne crains ni l'aveugle
ni le sourd
car ils sont sages
regarde avec ton âme
et laisse-toi convaincre
que la brisure
peut être douce
tu es le chasseur de lumière
le choisi d'entre tous
notre gardien d'étoiles
tu es l'innocence oubliée
tu es le vent du soir
qui siffle à l'oreille
de celui qui sait
qu'il va mourir
tu es la tempête nécessaire
tu es l'amour
donne ta force au monde

jeudi 1 novembre 2007

Mots dits...

Dans la marge insolite
du chemin des mémoires
j’aurai voulu graver

ces mots nomades
et ces non-dits
ces lettres imparfaites

et sauvages
que la vie désavoue
dans la griserie de la vitesse
les sentiments sont acculés

dénoncés
il n’y a plus de nuit privée
où le cœur cogne

sous les mots sourds
et l’habitude castratrice
met de l’ordre

dans les amours illicites
la communication

ne se fait plus qu’en termes codés
et dans la clandestinité
nous sommes en partance

pour nulle part
nos promesses

nos désirs
sont hiérarchisés
nous ne faisons plus de halte

dans le commencement
d’éternelle nuit
nos yeux

sont cernés de solitude
nos mots aseptisés
sont déjà bâillonnés

avant qu’ils ne soient cris
ces mots qui ne sont rien
si tu ne les sais pas


Echelle

tressée de songes

pleine de joie