lundi 26 novembre 2007


Dire simple
mot à mot
graver la ligne du sens

vendredi 23 novembre 2007

De mémoire...

Je m'appelle Isoha
je sais
le chant primordial
qui relie
je sais
les masques
les parures
les détournements de sens
je sais
l'inassouvi
l'inquiètude
le tremblement
je vais
à l'écoute
de la musique intérieure
qui me ramène
au monde

mardi 13 novembre 2007

De mémoire...

Je m'appelle Isoha
dans la pierre
il y a tout le pouvoir
de ma sorcière intérieure
je la garde
au fond de ma poche
blanche
elle me rassure
Le ciel
et l'enfer
ne me font pas peur
ce sont juste des mots
qui claquent
il faut descendre à l'intérieur
pour se souvenir
des mémoires oubliées
fils bleus
tissés
d'un amour infini
entremêlés
mailles déchirées
signes de ruptures
puis noués ensemble
par d'aimantes Pénélopes
gardiennes
du secret de vie
On met toute une vie
à comprendre
ce que l'on sait déjà

lundi 12 novembre 2007

De mémoire...

Petite nocturne de Chopin
s’égrène
dans l’aube calme
le vent est tombé
rien ne demeure
que la résonance obscure
du silence
pas de mots
pas de fenêtres
Les murs sont hauts
peut- être douloureux
il faut toucher l’air
avec la bouche
et ne pas s’attendrir
la courbe de ta hanche
posée

comme un blasphème
sur le drap chaud encore
si simple
si vivante
si vraie

De mémoire...

C'est un temps vide
de temps
de sens
de vie
âme en peine
gisante
éclairée par la lune
début d'une errance
où les mots
n'ont pas cours
la force
vient de là
à petits pas
elle nourrit

dimanche 11 novembre 2007


Les paroles les plus profondes
ne se prononcent pas

samedi 10 novembre 2007

De mémoire...

Elle commence
par perdre le sourire
ombre rase
qui longe les murs
puis
se vide
de mots
inutiles
et trop bavards
sa bouche
muette
s'étire
devient
ligne de hasard
tendue
comme un fil de soie
elle se dit
qu'elle pourrait fondre
devenir flaque
peau plus diaphane encore
disparaître
dans le ventre
de l'univers

vendredi 9 novembre 2007

Fragment de pierre
sur la ligne de coeur
tombé
petite résonnance
de l'intérieur

samedi 3 novembre 2007

Ce qui est suffisant
est
ce qui est essentiel
ce qui est essentiel
est
ce qui est suffisant

vendredi 2 novembre 2007

De mémoire...

Ô mon bel enfant
n'aies pas peur du vide
car c'est le vide qui t'a enfanté
écoute l'appel du vent
le murmure du silence
goûte les plis de l'air
emplis-toi des odeur fortes
de la terre
respire la beauté secrète
inscrite en toute chose
puise ta force dans l'obstacle
ne crains ni l'aveugle
ni le sourd
car ils sont sages
regarde avec ton âme
et laisse-toi convaincre
que la brisure
peut être douce
tu es le chasseur de lumière
le choisi d'entre tous
notre gardien d'étoiles
tu es l'innocence oubliée
tu es le vent du soir
qui siffle à l'oreille
de celui qui sait
qu'il va mourir
tu es la tempête nécessaire
tu es l'amour
donne ta force au monde

jeudi 1 novembre 2007

Mots dits...

Dans la marge insolite
du chemin des mémoires
j’aurai voulu graver

ces mots nomades
et ces non-dits
ces lettres imparfaites

et sauvages
que la vie désavoue
dans la griserie de la vitesse
les sentiments sont acculés

dénoncés
il n’y a plus de nuit privée
où le cœur cogne

sous les mots sourds
et l’habitude castratrice
met de l’ordre

dans les amours illicites
la communication

ne se fait plus qu’en termes codés
et dans la clandestinité
nous sommes en partance

pour nulle part
nos promesses

nos désirs
sont hiérarchisés
nous ne faisons plus de halte

dans le commencement
d’éternelle nuit
nos yeux

sont cernés de solitude
nos mots aseptisés
sont déjà bâillonnés

avant qu’ils ne soient cris
ces mots qui ne sont rien
si tu ne les sais pas


Echelle

tressée de songes

pleine de joie